La Haute Cour pakistanaise à Islamabad craint la pollution de l’islam via les réseaux sociaux. Elle en a fait part publiquement, estimant que la direction du pays devait devenir «proactive» dans l’établissement d’un firewall national qui permettrait au gouvernement de surveiller le trafic et les utilisateurs sur internet.

Du coup, l’appareil de censure s’est mis en branle. Le président de l’autorité pakistanaise de télécommunication, Syed Ismael, a informé la Haute cour qu’il avait affecté une équipe de 25 personnes à la traque du blasphème online et que des dizaines de pages avaient déjà été «traitées».

Mis sur la sellette, Facebook s’est dépêché d’obtempérer.

«Auparavant, a dit le chef de la PTA, la direction de Facebook ne voulait même pas envisager les contenus blasphématoires comme des violations, mais à présent l’administration de Facebook a non seulement compris le problème mais encore supprimé les pages signalées.»

La complaisance de Facebook a réjoui les nababs de la République islamique du Pakistan: «Le consentement de Facebook est une grande victoire… ils ont promis de satisfaire à nos demandes», a déclaré Ismael.

Les minorités religieuses au Pakistan, notamment les chrétiens qui sont [condamnés à mort](

https://www.google.ru/search?client=safari&rls=en&q=pakistan+chr%C3%A9tiens+condamn%C3%A9s+%C3%A0+mort&ie=UTF-8&oe=UTF-8&gfe_rd=cr&ei=GIjaWI-yHezD7gSn_5SQAg

) à cause de leur foi au cours de procès grotesques, pourraient voir cette «victoire» d’un autre œil.

Il n’en reste pas moins qu’elle est dans l’air du temps, puisque les pays musulmans sont décidés à inscrire la question du blasphème online à l’agenda de l’ONU

Source : The Express Tribune, Pakistan.