Se référant à des sources italiennes, lesobservateurs.ch résume les propos aussi rationnels que scandaleux de la chercheuse Anna Bono, spécialiste en histoire africaine à l’université de Turin.

De quoi parle-t-on lorsqu’on dit «migrants»? De réfugiés menacés de mort dans leur pays d’origine qui seraient donc sous la protection explicite de la Déclaration des droits de l’homme? Dans 5% des cas seulement, précise l’universitaire. Pour l’essentiel, il s’agit d’une émigration économique du sud vers le nord. Et ce ne sont de loin pas les plus nécessiteux qui arrivent jusqu’à nos côtes!

«Seulement 5% de ceux qui viennent en Italie sont vraiment des réfugiés. Ce ne sont pas les “derniers des derniers" car ils paient des milliers de dollars pour le voyage et les faux documents ». C'est ce qu'a expliqué Anna Bono, ancienne professeur d'histoire et d'institutions de l'Afrique à l'Université de Turin, qui démonte certaines des fausses nouvelles les plus courantes sur l'immigration. Une voix qui émerge dans une solitude presque totale dans le domaine académique.

En regard des faits précis avancés par cette chercheuse, le peu d’intérêt des médias de grand chemin pour l’origine et les motivations précises des migrants, doublé d’un chantage moral permanent à l’égard des populations européennes, apparaît comme une gigantesque opération de désinformation. La crise migratoire traitée par les médias de masse ne serait-elle pas LA fake news de ce début de siècle?